Recensement des oiseaux des prairies humides de La Fosse

Observations de Thomas Cheyrezy   

Les milieux

 Les oiseaux migrateurs

               Les oiseaux estivants

Faucon hobereau

 

 

 

 

Faucon hobereau     Falco subbuteo
  Petit rapace ressemblant au faucon pélerin (tacheté de roux sur le ventre, dos gris foncé) . Il migre l’hiver en Afrique du Sud. Dans le marais, il n’y a pas eu de reproduction recensée.

De la taille du Faucon crécerelle, le Faucon hobereau est plus élancé : sa queue plus courte et ses ailes en faucille lui donnent une silhouette de Martinet très adaptée aux vols de poursuite rapide. Son dos sombre contraste avec un ventre blanc strié de noir et des culottes rousses. Il porte de belles moustaches plus marquées que celles du crécerelle.

Ce migrateur nous revient en avril de ses quartiers d'hiver sud-africains en savane arborée. La migration post nuptiale débute en août, culmine en septembre. Les derniers peuvent être observés en octobre.

C'est un rapace très discret et très mobile. Comme les autres faucons, il ne bâtit pas, mais adopte un vieux nid de Corneille ou autre corvidé, haut perché et bien caché où il peut élever trois ou quatre poussins. Son habitat favori est constitué par les lisières de bois ou boqueteaux, de préférence dans les zone humides.

Gros insectes et oiseaux constituent l'essentiel de ses proies. On le voit poursuivre les libellules au dessus des étangs, des étourneaux ou des hirondelles au dortoir qu'il déchiquète souvent en plein vol. Il poursuit aussi les martinets et chasse les alouettes dans nos campagnes.

 Son statut en Europe est assez incertain. Par rapport au siècle dernier, il a fortement diminué. La destruction de ses proies par les traitements insecticides est un des facteurs de sa diminution. Un autre facteur est le tir lors de la traversée du bassin méditerranéen au cours de ses migrations.

Ordre :Falconiformes Famille :Falconidés

Fauvette grisette 2

Fauvette grisette  Sylvia communis 
  Petit passereau long de 14 cm, bas des ailes roux,  tête grise et  gorge blanche.  
La Fauvette grisette est, parmi les fauvettes communes , celle qui recherche le moins la présence des arbres. Elle affectionne les friches buissonnantes avec un fouillis bas fait de ronces et d'herbes enchevêtrées. L'oiseau est très remuant, se faufilant dans le dédale des plantes.

Outre à son chant, on reconnaît l'espèce à sa queue relativement longue, bordée de blanc, souvent un peu redressée, à son dos brun et ses ailes également bordées de roux. Le mâle porte un "bonnet" gris qui descend jusqu'au-dessous des yeux. Chez la femelle et les jeunes, il est brunâtre. La gorge de l'oiseau est d'un blanc remarquable. Souvent cette fauvette hérisse les plumes de la tête, ce qui lui donne un front bombé particulier.

La Grisette capture beaucoup de petits insectes , mais ne dédaigne pas non plus quelques fruits sauvages.

Le chant est court et nerveux. Il dure de deux à trois secondes seulement, comme bredouillé à la hâte. Souvent l'oiseau chante perché au sommet d'une grande plante ou d'un buisson, mais il peut aussi chanter en vol.

Le nid en coupe est assez grossier et simplement posé dans la végétation, non loin de la surface du sol. La ponte est de 4-5 oeufs gris verdâtre ou brun olive avec des taches gris foncé ou brunes. L'espèce fait une ou deux couvées par an.

L'espèce fréquente les lisières, les clairières, les haies basses, les landes, les friches, mais rarement les parcs et les jardins. Quelques buissons, un roncier suffisent à faire son bonheur. En leur absence, elle peut s'installer dans les cultures, en particulier celles de colza.

La Fauvette grisette est migratrice. Elle arrive mi-avril pour les premières mais surtout en mai et repart à la fin de l'été. Elle est répandue en Europe. 
Une cousine, la Fauvette babillarde lui ressemble fortement. Elle est cependant plus petite, plus sombre et quelques strophes de son chant rappelant celui d'un Rougequeue permettent de la distinguer. Elle est plus rare mais surtout plus discrète. Elle fréquente aussi les haies et les bosquets. Contrairement à la Grisette, on peut la rencontrer dans les parcs et les jardins arborés, y compris dans les conifères qu'évitent, en général, les autres Fauvettes .

Ordre :Passériformes Famille :Sylvidés

 

Fauvette à tête noire   Sylvia atricapilla
  Passereau de la même taille que le précédent. Le mâle possède une calotte (dessus de la tête) noire tandis que la calotte de la femelle est rousse, le reste du corps est gris. Elle migre autour de la Méditerranée.  
La Fauvette à tête noire fréquente les milieux où les arbres et les buissons sont associés comme le bocage, les parcs, les jardins, les bois clairs.  
De toutes les Fauvettes
, c'est celle qui nous revient la première au printemps, dès la fin mars. Les mâles arrivent avant les femelles. On les reconnaît bien à leur petit "béret" noir sur la tête et à leur chant puissant. Les femelles portent un "béret" marron.

Le chant de la Fauvette à tête noire commence par un babil rapide et variable et se termine par des notes fortes, flûtées, formant un refrain retentissant. Avec la saison qui s'avance, le chant se raccourcit et, finalement, courant juillet, se limite au final. Les cris de l'oiseau sont secs et sonores comme le bruit de deux cailloux entrechoqués.

La Fauvette à tête noire consomme un grand nombre d'insectes et de larves, mais également beaucoup de fruits divers.

En fin d'été et en automne, pendant les haltes migratoires, l'espèce forme souvent des regroupements là où abondent certains fruits comme ceux du sureau noir, les mûres des ronces ou les baies de bourdaine.

Le nid est construit à hauteur moyenne (0,50 m à 2 m). C'est une coupe à claire-voie formée de tiges sèches, de radicelles, mêlée à des mousses, des cocons, du duvet végétal... 
La ponte comprend généralement 5 oeufs de couleur assez variable, beige, gris ou verdâtres. Ils sont tachés de brun foncé ou de gris.

Ordre : Passériformes Famille : Sylvidés

retour à l'accueilPage suivante