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Les bords de route

Routes et écologie ne font pas bon ménage et pourtant.....

La construction des infrastructures routières est destructrice d'espaces naturels, soit directement par son emprise foncière, soit indirectement par ses besoins en matériaux. Les pots d'échappement dispersent sur les routes quantité d'hydrocarbures, de plomb et de zinc. Les grands axes autoroutiers sont autant de barrières qui entravent les déplacements des grands mammifères.

Mais la moitié des emprises routières sont constituées de dépendances vertes. Voilà un gisement de compensations potentielles pour une nature malmenée.

A condition de bénéficier d'une gestion douce, les bords de route peuvent constituer, face à la pression de l'agriculture intensive et de l'urbanisation, des espaces refuges pour la flore et la petite faune.
Les bords de route recèlent des potentialités biologiques qui ne demandent qu'à être valorisées.

Là où elles ne subissent ni fauchages répétés, ni traitements chimiques,les dépendances vertes de nos routes révèlent leur richesse naturelle.


Selon des études conduites en Belgique, le tiers de la flore du pays, 40 espèces d'oiseaux et 25 espèces de papillons ont fait des accotements routiers leur biotope.

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