Qu’est ce qu’un O.G.M. ?

Un O.G.M. (organisme génétiquement modifié ) est un organisme vivant qui a été créé artificiellement par l’homme en manipulant son patrimoine génétique.

Les techniques du génie génétique consistent à extraire un ou plusieurs gènes d’un organisme (virus, bactéries, végétal ou animal) et à les insérer dans le génome d’un autre organisme.

Ces transferts artificiels de gènes permettent de franchir les barrières entre espèces et produisent ainsi de « nouvelles espèces » jusque là inconnues de l’homme et de l’environnement.

Ces espèces modifiées dans leur structure génétique, en particulier les plantes transgéniques sont disséminées dans la nature et la chaîne alimentaire à une très grande échelle sans que leurs impacts sur l’environnement et la santé n’aient été correctement évalués.

Une science récente appliquée à une échelle commerciale mondiale

Les techniques de transferts  de gènes inter-espèces constituent une rupture dans l’histoire de l’amélioration des plantes, qui consistait jusqu’à présent à sélectionner les individus issus de croisements sexués au sein de la même espèce ou entre espèces suffisamment proches pour se croiser.

Elles sont extrêmement récentes et en pleine évolution.  La première plante transgénique de laboratoire remonte seulement à une quinzaine d’années.

            La  première commercialisation d’une espèce génétiquement modifiée, une tomate à mûrissement retardé, ne date que de 1994. Depuis, les Etats-Unis ont choisi de disséminer massivement des O.G.M.

 

 

Vers la levée du moratoire par le parlement européen ?

Le Parlement européen a voté les règles sur l’étiquetage et la  traçabilité des OGM. Et de ce fait, il a ouvert la voie à la levée du moratoire appliqué depuis 1999 à l’encontre de produits génétiquement modifiés. D’ici la fin de l’année, l’Union européenne devrait donc ouvrir totalement ses frontières aux produits transgéniques. Simplement, les consommateurs disposeront d’une information précise sur ces derniers.
Ainsi, la présence d’OGM dans les aliments sera signalée sur les étiquettes dès qu’elle sera supérieure à 0,9% du poids total, un seuil en dessous duquel elle est considérée comme accidentelle.
Les règles concernent désormais l'alimentation pour le bétail comme l'alimentation humaine mais pas les produits issus d'animaux nourris avec des aliments OGM comme la viande, le lait ou les oeufs. Il n'est en effet pas possible de mettre en oeuvre une telle disposition concernant les régimes alimentaires de ces animaux, expliquent les experts !
L'officialisation de ces mesures -qui seront codifiées par un règlement communautaire et non pas par une directive, ce qui implique qu'il n'y a pas besoin d'une transposition dans le droit français- devrait intervenir à l'automne.

En l’absence de réelles évaluations, d’études scientifiques objectives et transparentes , ce recul de l’Europe face à la pression des Etats-Unis est très inquiétant à la fois pour notre santé, pour notre environnement, pour l’avenir de la planète.

Les pays en développement : une proie facile pour les multinationales !

Dans sa croisade contre l'embargo européen, Washington a pu compter sur l'appui des pays du Sud, notamment en Afrique. Plus d'un quart (27%) des cultures OGM se trouvent aujourd'hui dans des pays en développement ou émergents (Argentine, Chine, Afrique du Sud, Brésil, Inde), soit 16 millions d'hectares, selon l'International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA). Les surfaces cultivées ont été multipliées par 35 depuis 1996 pour atteindre 58,7 millions d'hectares en 2002.

Des pays africains résistent

Au Bénin, un moratoire de 5 ans est décrété par le gouvernement sur l’importation, la commercialisation et toute utilisation de produits OGM ou dérivés.

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