Association  


septembre 2003

Spécial OGM



Vigilance
Soyons plus vigilants quant aux semences que nous utilisons. Il suffit de vérifier que le paquet ne porte pas de mentions F1, F2… pour s’assurer que ce ne sont pas des graines issues d’hybridations non naturelles.

 

Dimanche

12 Octobre

salle des fêtes

de Lestrem 

 avec une exposition sur les OGM proposée par la
commune de Lestrem.

Des hybrides aux OGM : réflexions sur l’amélioration des plantes

La sélection massale
Depuis toujours, c’est la sélection dite « massale » qui est utilisée. Elle consiste à choisir dans les populations les individus selon leurs propres performances. Grâce à elle, au fil des siècles, en repérant les plantes les plus intéressantes et en utilisant les graines comme semences, les agriculteurs ont obtenu des variétés nouvelles, différentes des populations de départ. Cette méthode est simple, efficace et naturelle.

Les hybrides
Puis la création variétale a réellement commencé avec les hybridations entre variétés choisies comme parents par les sélectionneurs. La génération issue de ces croisements soit se reproduit naturellement identique à elle-même, soit exige pour la production de semences un croisement contrôlé entre deux ou plusieurs parents. Dans ce dernier cas, on obtient des hybrides dont les exemples les plus fameux sont le maïs et la betterave.

Outre les hybridations entre variétés, les croisements entre espèces et genres végétaux ne sont pas impossibles. Ils existent dans la nature comme le prouve le Triticale qui est un croisement entre le blé et le seigle. Mais ces individus sont le plus souvent stériles. Qu’à cela ne tienne, les généticiens, grâce à une meilleure connaissance des mécanismes fondamentaux du fonctionnement de la plante et de sa biologie florale et un long travail de sélection, ont pu parvenir à une plante stable. Les chercheurs ont ainsi réussi à augmenter la diversité génétique et l’on dispose aujourd’hui de variétés performantes, plus diversifiées, mieux adaptées aux milieux, plus résistantes aux maladies et de meilleure qualité.
In vitro

La découverte suivante fut la multiplication végétative in vitro qui consiste à bouturer des microplantes en éprouvette.
Chaque bourgeon isolé et repiqué dans le milieu qui lui convient donne 3 à 5 semaines plus tard selon les espèces, une nouvelle microplante et ainsi de suite. La connaissance des substances qui contrôlent l’orthogénèse (mode d’évolution) des plantes a permis la mise au point de cette méthode de reproduction conforme. Ses avantages : d’une part les plants ainsi régénérés sont fertiles et portent l’ensemble de  l’héritage génétique de leur seul parent, d’autre part, cela représente un immense gain de temps pour les producteurs.
Ce type de multiplication peut parfois induire une certaine variabilité : la plante régénérée n’est pas conforme. Cet accident rare peut-être mis à profit pour la création de plants variants ou de mutants. D’autant plus qu’aujourd’hui les généticiens utilisent des rayonnements ionisants (X, gamma) ou des substances chimiques (méthane sulfonate d’éthyle) pour augmenter les probabilités de ces accidents.

OGM

Le pas suivant de cette évolution des techniques d’amélioration des plantes, c’est la modification génétique.

 

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