Ensemble pour gérer le territoire

Corridors biologiques : Mont-Bernenchon – Lestrem – Vieille Chapelle-
                                             La Couture-Hinges

 Compte rendu du comité de pilotage du 3 février 2005 à Lestrem

Réunion  au centre Socio-Culturel de 14H30 à 17H30 :

 Présents : Marie-Claude Duhamel Maire de Mont-Bernenchon, René Martel Conseiller municipal de Mont-Bernenchon, Guy Lefèbvre Maire-adjoint de Mont-Bernenchon, Jean-Claude Delpierre Maire-adjoint de Hinges, Yvonnyk Diaz Maire-adjoint de La Couture, Louis Bariselle Président du S.I.A.A.A.H et Maire-adjoint de La Couture, Philippe Brouteele Maire-adjoint de Lestrem, Jean-Michel Drumez Agence de l’eau, Eric Chérigié Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais (D.E.E.D.), Michel Ropital Voies Navigable de France, Robert Delabre Société de Chasse de Mont-Bernenchon, Denis Durlin Fédération des Chasseurs du Pas-de-Calais, Claude Jougleux Groupe Ornitologique du Nord, Florence Desmaretz DRAF-SRPV 59-62, Jean Weinstoerffer Conseil Général du Nord (direction de la Voirie), Karine Petit FREDON du Nord-Pas-de-Calais, Alexandra Quénu Nord-Nature et Chico-Mendès, Denis Lefrance Agent Technique de La Couture, Michel Walle Exploitant agricole, Franck Bedouet Conservatoire Botanique de Bailleul, Hélène Decarnin et Bruno Derolez La Chaîne des Terrils,  Michel Evrard RéAgir, Céline Ménard RéAgir, Nathalie Chapelain Lestrem-Nature, Nadine Wattez Lestrem-Nature, Monique Dambrune Lestrem-Nature, Jean-Louis Wattez Lestrem-Nature.

 

Excusés :, Emmanuel Bertin Pays Cœur de Flandre, Fabien Martin D.I.R.E.N.

 Ordre du jour :

       Ø      Présentation des opérations réalisées au cours du second semestre 2004

Ø      Validation de la programmation des travaux du premier trimestre 2005

Ø      Validation du programme d’intervention sur les bassins VNF de Mont-Bernenchon suite aux réunions organisées cet automne avec la société de Chasse de Mont-Bernenchon.

Ø      Validation de la plaquette d’information tout public sur les rivières, canaux, fossés et bords de routes des cinq communes.

Ø      Présentation du compte rendu de la réunion du 13 novembre à Rennes avec l’équipe  « écologie du paysage » du CNRS.

Ø      Présentation des études batraciens et fauvettes aquatiques qui seront menée en 2005.

Ø      Choix, sur chaque commune, de zones test en bord de route et définition du cahier des charges pour mettre en place une gestion écologique.

Ø      Le projet de gestion écologique du contournement de La Gorgue avec le Conseil Général du Nord 

1. Présentation des opérations réalisées au cours du second semestre 2004  

-                     J-L. Wattez fait un rappel sur le projet des corridors biologiques.

-                     C. Ménard présente le tableau chronologique des travaux réalisés depuis juin 2004.

Des problèmes sont rencontrés avec les agriculteurs pour la plantation de ripisylve.

         F. Desmaretz propose un argument pour les convaincre : les produits phytosanitaires sont interdits au bord des cours d’eau jusqu’à parfois 25 m de large. La présence d’une haie permet de réduire cette distance d’utilisation des produits.

 La mise en place des bandes enherbées le long des cours d’eau, en application à la nouvelle loi, est évoquée. Elles correspondent à 3 % de la SCOP (Surface Céréales Oléagineux Primés).

 -          M. Drumez  rappelle qu’une ripisylve comprend 3 strates végétales. Il demande quelles sont les essences plantées sur les berges.

-          C. Ménard précise les essences : Aulne glutineux, Charme, Cornouiller sanguin, Noisetier, Fusain d’Europe, Bourdaine, Frêne commun, Chêne, Saule blanc, Vione obier, Sureau noir…. ; pour les hélophytes :Iris faux acore, Salicaire, Reine des près, Eupatoire chanvrine…

-          M. Drumez préconise d’utiliser un peu plus les hélophytes (180 espèces). Il ne faut pas planter de Saule en pied de berges car cela est mauvais pour l’hydraulique. 

-          C. Ménard explique que l’utilisation du Saule, en pied de berge, reste très localisée et seulement en cas de renforcement de berge en génie végétal. Dans ce cas un entretien rigoureux est porté sur ces ouvrages. 

2.Validation de la programmation des travaux du premier trimestre 2005

           C. Ménard présente les travaux prévus pour les 3 prochains mois.

Le programme est validé. 

 3. Validation du programme d’intervention sur les bassins VNF de Mont-Bernenchon suite aux réunions organisées cet automne avec la société de Chasse de Mont-Bernenchon.

-          JL. Wattez annonce que deux réunions ont eu lieu cet automne afin de mettre en place une gestion plus écologique des Bassins VNF de Mont-Bernenchon et plus précisément de la roselière.

-          C. Ménard présente le programme des interventions prévues pour l’année 2005 et décidées en concertation avec la Société de Chasse de Mont-Bernenchon, le GON, la commune de Mont-Bernenchon, les associations Lestrem-Nature et RéAgir.

Il n’y aura plus de girobroyage de la roselière, c’est l’équipe de RéAgir qui fauchera manuellement.

Suite à un malentendu, le girobroyage de la roselière du bassin n°50 a quand même été réalisé cet hiver.

4.Validation de la plaquette d’information tout public sur les rivières, canaux, fossés et bords de route des cinq communes.

-          M-Cl. Duhamel remet en cause le point sur les eaux usées en l’absence de l’assainissement général.

-          R.Martel intervient sur le fait que tous les produits désherbants ne sont pas nocifs.

-          F. Desmaretz réplique qu’ils sont tous nocifs seulement certains le sont moins que d’autres. Il ne faut pas croire ce que montrent les médias, notamment pour le Round Up. On retrouve du glyphosphate partout et même dans l’air.

La pollution de l’eau est due à 80% aux désherbants. Un document sur l’utilisation des produits phytosanitaires a été réalisé par le GRAPPE en partenariat avec l’agence de l’eau ; il présente aussi des méthodes alternatives (un guide est téléchargeable sur internet).

-          L.Bariselle dénonce la forte utilisation par la SNCF de produits désherbants pour le traitement des voies ferrées.

La SNCF et les autres propriétaires de voiries ont fait des progrès ces dernières années, ils se sont engagés à diminuer les surfaces de traitement. Il existe des « trains désherbeurs »   photoélectriques qui ciblent les zones à traiter.

Certaines structures comme la SANEF ne traitent plus du tout, elles ont recours au fauchage.

 -          M.Evrard explique la difficulté de l’évacuation des déchets ramassés dans la Lawe par les agents d’entretien de RéAgir. Il propose d’avoir un accord avec les déchetteries pour déposer les déchets (notamment pour les pneus…). Il serait souhaitable qu’une autorisation permanente soit fournie par les communes.

Le problème est le suivant : les déchets se déplacent de Essars vers les communes en aval, ils terminent leur course au barrage de La Gorgue. Finalement ce sont les contribuables de la commune de La Gorgue qui payent pour l’évacuation des déchets. 

La plaquette d’information comporte trop de texte. Il a été décidé que le paragraphe sur la vie secrète des fossés serait remplacé par une photographie.

La 1ère plaquette doit être simple et aérée. 

5. Présentation du compte rendu de la réunion du 13 novembre à Rennes avec l’équipe  « écologie du paysage » du CNRS.

-     JL. Wattez fait un compte rendu de la réunion du 13 novembre 2004 avec les chercheurs du CNRS de Rennes. Voici quelques conseils à prendre en compte :

Il faut garder une vision générale en réalisant des inventaires globaux, gérer les habitats mais aussi se poser les questions en terme de corridor avec des espèces cible pour juger de l’efficacité des corridors et mieux cerner l’outil (le Système d’Information Géographique).

Il faut donc choisir de petits secteurs d’étude et se limiter au suivi de quelques espèces.

Pour le transfert des données sur le SIG, il faut faire des choix d’échelle et de découpage des unités cartographiques.

Un temps de travail avec le spécialiste SIG du CNRS de Rennes est planifié pour le mois d’avril.

6. Présentation des études batraciens et fauvettes aquatiques qui seront menée en 2005.

 -          B.Derolez présente les études qui vont être menées dans les prochains mois aux bassins VNF de Mont-Bernenchon et sur les communes de Lestrem et Vieille-Chapelle.

Ø      SPOL : capture et baguage des oiseaux sur les bassins n° 50 et 53

14 séances de baguage sont prévues entre le 10 avril et le 25 juillet.

Ø      Suivi par Radio-pistage de 2 espèces aquatiques : la Rousserolle Effarvatte (du 16 au 23 avril) et le Phragmite des joncs ( du 11 au 18 juin).

Des émetteurs vont être placés sur des individus nicheurs afin de pouvoir suivrent leurs déplacements. Cette étude devrait permettre de savoir si ils empruntent le réseau de corridors biologiques ainsi que l’étendu de leur territoire.

Les communes concernées sont Mont-Bernenchon, Lestrem et Vieille-Chapelle.

Ø      Etude des mares : 3 mares vont être entourées de bâches et de seaux afin de piéger les amphibiens ; 2 mares au Bassin n°50 et 1 à Lestrem.

Le but est d’apprécier la richesse, l’attrait du site notamment pour le Triton Crêté.

Les seaux seront vidés 3 fois par jour de mars à mai.

Ø      Suivi des amphibiens : ce suivi pose le problème du marquage. Il faut trouver une méthode : ablation d’une phalange par exemple (technique un peu barbare), reconnaissance des tâches dorsales ou ventrales…

-          A.Quénu demande si la technique des seaux est efficace ?

-          C.Jougleux pense que la période choisie est peut être trop avancée en saison.

-          B.Derolez précise que des études ont déjà été réalisée et la méthode des seaux a montré son efficacité.

7. Choix, sur chaque commune, de zones test en bord de route et définition du cahier des charges pour mettre en place une gestion écologique.

-          JL. Wattez précise que l’association Chico-Mendès propose des formations sur la gestion différenciée pour les personnels communaux.

La formation pourrait être ouverte également aux élus.

-          A.Quénu explique le déroulement de la formation : il faut un exemple très concret. Elle propose un jeu-échange entre 2 communes de zones test à entretenir.

Le coût des formations est important, il faut trouver du financement.

-          Ph. Brouteele propose de déposer le projet auprès du Pays. Les intercommunalités pourraient également participer.

Peut-être sera t-il nécessaire d’ouvrir la formation aux autres communes pour obtenir les financements.

-          M-Cl. Duhamel demande si la CAF ne donne pas des aides aux associations ?

 8. Le projet de gestion écologique du contournement de La Gorgue avec le Conseil Général du Nord

-          JL.Wattez présente le projet de gestion écologique des bords de route du contournement de La Gorgue avec le Conseil Général du Nord.

Dés la conception de la route, des passages faunes ont été prévus. Puis, l’aménagement paysager a été revu sous les conseils de Lestrem-Nature : certaines essences ont été changées par des plus locales et le linéaire planté a augmenté.

Le partenariat devrait se poursuivre pour l’entretien des bords de routes des espaces verts et des bassins de rétention.

Une réflexion sur la réduction de l’emploi des produits phytosanitaires a également été engagée.

L’aménagement des giratoires a été décidé en concertation avec les communes.

-          JL.Wattez annonce que Lestrem-Nature est également associée au projet d’aménagement de la route Lestrem / Béthune. 

La deuxième phase du projet est la gestion des bords de route.

-          J.Weinstoerffer précise que le Conseil Général serait intéressé pour travailler avec une entreprise d’insertion.

-          Ph. Brouteele souhaite que l’enlèvement des déchets en bord de route soit mis en place avant 2 ans. Sur Lestrem, une convention a été signée avec l’association RéAgir et des agents parcourent quotidiennement les voies communales pour ramasser les déchets.

 -          G. Lefèbvre propose que les bassins de rétentions soient creusés un peu plus profonds, ils sont trop rapidement asséchés.

-          Ph. Brouteele rappelle que les bassins de rétention ne doivent pas être traversés par un cours d’eau. Hors c’est le cas pour un bassin le long du contournement de La Gorgue. 

-          J.Weinstoerffer insiste sur le fait que la gestion différenciée doit être réalisée en concertation avec les élus sinon cela ne marchera pas.

-          Ph. Brouteele soulève le problème de l’entretien sous les glissières de sécurité. Comment ne pas traiter ?

-          J.Weinstoerffer explique que certaines entreprises sont équipées de tracteurs pouvant faucher sous les glissières.

 Ø      Prochain comité de pilotage prévu au mois de juin 2005

 

 

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