Ensemble pour gérer le territoire

Corridors biologiques : Mont-Bernenchon – Lestrem – Vieille Chapelle-
                                             La Couture-Hinges

 Compte rendu du comité de pilotage du 9 juin 2004 à Lestrem

 Matin de 9h30 à 12h30

 Comité de pilotage 

Présents : Alain De Jonckheere maire de Vieille-Chapelle, , René Martel conseiller municipal de Mont-Bernenchon, Marie-Claude Duhamel maire de Mont-Bernenchon, Jean-Claude Delpierre maire-adjoint de Hinges, Yvonnyk Diaz maire-adjoint de La Couture, Louis Bariselle président du S.I.A.A.A.H et maire-adjoint de La Couture, Marc Delannoy maire de Lestrem, Muriel Mastrilli Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais (Direction Environnement Energie et Déchets), Eric Chérigié Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais (D.E.E.D.), Jean-Michel Poupart Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais (D.E.E.D.), Fabien Martin D.I.R.E.N. Nord-Pas-de-Calais, Gregory Meulewater Nature et découvertes, Françoise Burel CNRS et laboratoire ECOBIO de l’université de Rennes, Nicolas Derache Les Ateliers Verts ville de Sailly-sur-la-Lys, Denis Durlin Fédération des Chasseurs du Pas-de-Calais, Christophe Gilles CFTA de Coqueréoumont (76), Philippe Cannesson la Chaîne des Terrils,  Michel Evrard RéAgir, Céline Ménard RéAgir, Nathalie Chapelain Lestrem-Nature, Nadine Wattez Lestrem-Nature, Jean-Louis Wattez Lestrem-Nature, Franck Bedouet Lestrem-Nature, Danièle Mullet Lestrem-Nature et Christine Nonnon Lestrem-Nature .

Excusés :, Jean-Michel Drumez Agence de l’eau, Philippe Brouteele maire-adjoint de Lestrem, Emmanuel Bertin Pays Cœur de Flandre.

Ordre du jour : 

Ø      Présentation générale

Ø      Bilan des opérations réalisées au cours du premier semestre 2004

Ø      Bilan faunistique 2003

Ø      Gestion différenciée des espaces communaux : les objectifs et la formation des personnels à mettre en place

Ø      Rivières, canaux, fossés et bords de routes : mise au point de la plaquette d’information du public

Ø      L’évaluation scientifique à réaliser

1. Présentation générale

 -                     J-L. Wattez fait un rappel sur le projet des corridors biologiques.  

2. Bilan des opérations réalisées au cours du premier semestre 2004

 -          C. Ménard présente le tableau chronologique des travaux réalisés.

-            M.Evrard précise que tous les arbres plantés sont achetés aux pépinières de l’Haendries à Bailleul.

            L. Bariselle fait un bilan sur la lutte contre les rats musqués menée par le GDON : 95% des rats musqués ont été éradiqués ainsi que des rats des champs.

La pose des appâts dans les fossés s’est faite par binôme : un chasseur et un agriculteur. Les appâts ont été disposés au niveau de l’eau afin de minimiser les dégâts sur les autres espèces.

Pour la Lawe, la pose des appâts a été effectuée en barque.

-          JL. Wattez rappelle que la lutte doit se poursuivre régulièrement avec la mise en place du piégeage mécanique. La lutte chimique n’est qu’une solution à court terme.

-          D. Durlin exprime la démotivation face au vol de pièges.

-          PH. Cannesson exprime son inquiétude sur l’impact des produits chimiques sur les autres espèces. Il propose une étude.

-          L. Bariselle précise que le produit n’est plus le même et que la pose est mieux faite. 

-          N. Derache demande si RéAgir va commercialiser les plants cultivés en serres pour la réimplantation de végétation aquatique.

-          M. Evrard évoque la fabrication de boudins de semences en fibre végétale. Peut être commercialisation…
-          JL . Wattez précise que les plantes protégées ne sont pas prélevées ; seule une partie des graines est récoltée, là où le nombre de pieds est important

3. Bilan faunistique 2003 
 -   Ph. Cannesson présente le bilan faunistique 2003.

Il est probable que le Butor étoilé niche au bassin VNF n°54, par conséquent il n’y a pas eu de baguage cette année à prés de l’étang.

Les campagnes de baguage ont montré qu’il y avait une certaine fidélité au site pour la nidification.

Il est à noter une augmentation de l’effectif de Rousserolle effarvatte, mais une baisse de 50% pour les moineaux. L’effectif de Phragmite et de fauvette à tête noire est également en chute.

Les chiffres sont mauvais pour l’effectif de Gorge-Bleue. Il y a un problème dans la gestion de la roselière.

A Mont-Bernenchon, la roselière est continuellement fauchée par les chasseurs au girobroyeur et les produits broyés ne sont pas exportés. Cela est très mauvais pour la régénération de la roselière.

-          D. Durlin précise que les chasseurs ont investi dans un girobroyeur et qu’ils ne veulent pas réinvestir dans un nouvel outil de fauche.

En ce qui concernent les layons, ils ont besoin de les faucher sur 4 à 5 m de largeur. D’un point de vue sécurité, des layons de 2m de large sont trop étroits.

-          JL. Wattez rappelle que l’association RéAgir a acheté du matériel de fauche et qu’elle est  financée par l’Agence de l’eau pour réaliser cette fauche de la roselière. Les produits de fauche sont ensuite évacués.

Il y a des problèmes de concertation.

-          R. Martel propose d’organiser une réunion avec les chasseurs de Mont-Bernenchon puisqu’ils sont absents du comité de pilotage.

-          JL. Wattez précise qu’il faut définir un programme de fauche de la roselière avec les chasseurs.

-          M. Evrard ajoute que la fauche peut être réalisée qu’à la fin de l’été puisque la chasse ne débute qu’en septembre. La période de nidification est terminée et il n’y a pas de dérangements pour les oiseaux.

-          JCl. Delpierre s’inquiète du développement du girobroyage. Cette technique est fatale à l’Alouette des champs, les effectifs chutent, elle n’a plus de zone de refuge. 

-          Ph . Cannesson souligne le problème de l’habitat des chauves-souris : les aménagements portés aux églises contre les pigeons ne permettent plus aux chauves-souris denicher dans les combles.

Il présente plusieurs aménagements réalisables pour permettre le passage des chauves-souris et également des rapaces nocturnes. Des bâches peuvent être disposées au sol lorsque les colonies sont trop importantes.

Pour ce qui est des amphibiens, le Triton crêté a été inventorié dans les mares aux bassins V.N.F. de Mont-Bernenchon.

 -          F. Burel demande si un suivi est réalisé sur une zone témoin afin de mesurer l’efficacité de la gestion ?

-          Ph. Cannesson confirme qu’un suivi est effectué au bassin n°54. Ce bassin joue également un rôle pédagogique.

-            Jl.Wattez ajoute qu’une malle pédagogique a été créée et elle va être mise à disposition des écoles. Une formation des enseignants pour l’utilisation de la malle va être organisée, elle est financée par Flandre-Lys et d’autres communes.

-            Ph.Cannesson annonce qu’un sentier d’interprétation devrait être mis en place dans les communes.

 

4. Gestion différenciée des espaces communaux 

 

-          A.De Jonckheere présente la nécessité de former les agents d’entretien communaux sur la gestion différenciée, l’emploi des produits chimiques…

-            Jl.Wattez propose d’organiser une journée de formation pour le personnel communal et les élus locaux. N. Derache propose d’animer cette formation.

-          Un comité de suivi de la gestion différenciée devrait être créé pour permettre de se concerter lors d’une réunion tous les ans. Le public doit être également informé (stands « gestion différenciée » lors de manifestations dans les communes.

Chaque commune devrait réaliser son propre plan de gestion, un cahier des charges et le communiquer à tous les organismes qui interviennent dans l’entretien de la commune ( DDE, RéAgir…). Et là, on rentre dans l’optique de la convention de Rio qui jusqu’ici n’a pas été respectée par beaucoup de communes.

Un mini lagunage pourrait être proposé pour les particuliers. 

5. Rivières, canaux, fossés et bords de routes : mise au point de la plaquette d’information du public
-                     N. Derache propose de réaliser un cahier des charges sur la gestion différenciée pour conseiller les gens dans l’aménagement de leur jardin et l’utilisation des herbicides.

Il faut faire connaître la réalité du patrimoine végétal par une plaquette d’informations.

-          M Delannoy pense que ce patrimoine végétal doit être intégré au Plan d’Occupation des Sols.

-            R.Martel évoque le problème de la fauche des chardons avant le 14 juillet.

-          La fauche de sécurité préconisée dans le cadre de la gestion différenciée des bords de route n’est pas toujours bien perçue par les riverains. Il y a un manque d’informations.

-          N. Derache précise que le passage à la gestion différenciée est une étape difficile. Il faut cinq ans pour retrouver la biodiversité. Pour ce qui est de la fauche des chardons, une seule variété est concernée par l’échardonnage hors ils sont souvent tous fauchés.

 Il faut bien redéfinir dans la plaquette d’information les conséquences des pratiques (feu, traitements, laisser l’herbe sur place, faucher avec exportation…). Certaines plantes sont consommatrices de phosphate, d’azote (chardons, orties …), si elles prolifèrent c’est qu’il y a un déséquilibre des éléments dans le sol ou l’eau. Il faut traiter le problème à la source. Heureusement qu’il y a des plantes épuratrices. Il faut 3 ans pour que l’équilibre revienne, les orties ou chardons laissent place aux graminées.

-          Jcl. Delpierre indique que la commune est responsable de l’échardonnage.

-          L. Bariselle  ajoute que les chardons doivent être fauché avant la montée en graines.

-          D. Durlin propose de réaliser une vitrine, sur un lieu du territoire, pour démontrer aux habitants qu’après 3 ans de fauches avec exportation cette technique est la meilleure.

-          R. Martel s’inquiète de la difficulté de l’exportation des produits de fauche car il y a beaucoup de chemins à faucher.

-          N. Derache annonce qu’à Bâle en Suisse, la gestion différenciée est pratiquée depuis plusieurs années et que les produits de fauche sont transformés en produits chimiques.

6. L’évaluation scientifique à réaliser
-  F. Burel relève l’accent mis sur la gestion. C’est le point fort du projet.

L’évaluation scientifique consiste dans un premier temps à resituer cette action sur le territoire.

 Il est important de bien connaître les structures du paysage. La dynamique du paysage est différente de la dynamique des animaux qui est différente de la dynamique des hommes.

 Il y aura toujours des échanges entre les corridors et les autres milieux. Beaucoup d’animaux ont besoin d’une hétérogénéité des structures paysagères. Il faut prendre en compte tout l’espace en entier (corridors et les structures autour).

 Dans un deuxième temps l’évaluation doit être réalisée sur le plus long terme possible.

Enfin, des contacts doivent être pris avec d’autres régions, d’autres pays, il faut faire des échanges d’expériences.

Des expériences ont été menées sur le déplacement des espèces dans leur milieu, comment relier le réseau de corridors et des mares. Comment le Triton crêté va d’une mare à une autre, quelle distance parcoure-t-il ? Les expériences sont nombreuses aux Pays Bas, en Belgique, dans le Kent…

La Hollande a fait ces réflexions avant nous, il y a 15 ans. Il faut se rendre dans ces pays pour découvrir ce qu’ils font.

A Rennes, on a cherché à comparer la biodiversité dans toute l’Europe.

Visite de terrain de 14H à 17H 

 

 

Retour page comité de pilotage

Retour à l'accueil retour à l'accueil