Ensemble pour gérer le territoire

Corridors biologiques : Mont-Bernenchon – Lestrem – Vieille Chapelle-
                                             La Couture-Hinges

 Compte rendu du comité de pilotage du 25 septembre 2003 à Mont-Bernenchon

 Après-midi  14 h 30  à 17 h

 Comité de pilotage 
Présents : Marie-Claude Duhamel  maire de Mont-Bernenchon, Alain De Jonckheere maire de Vieille Chapelle, Guy Lefebvre maire adjoint de Mont-Bernenchon, Jean-Claude Delpierre maire adjoint d’Hinges, Philippe Brouteele maire adjoint de Lestrem,  Louis Bariselle maire adjoint de La Couture, Président du SIAAAH, Robert Delabre conseiller municipal de Mont-Bernenchon,  Eric Chérigié Conseil Régional Nord-Pas de Calais, Hervé Lefort DIREN Nord-Pas de Calais , Jean-Michel Drumez Agence de l’Eau Artois Picardie, Michel Ropital Voies Navigables de France , Denis Durlin Fédération des Chasseurs du Pas de Calais, Emmanuel Bertin Pays Cœur de Flandres, Claude Jougleux ornithologue, Damien Bourdon  Société de Chasse de Mont-Bernenchon, Jean-Pierre Dupont Société de Chasse de Mont-Bernenchon, Michel Evrard  association RéAgir, Philippe Blondiaux  association RéAgir, Philippe Cannesson CPIE La Chaîne des Terrils , Fabrice Soty CPIE La Chaîne des Terrils , Céline Ménard CPIE La Chaîne des Terrils,  Jean-Louis Wattez Lestrem Nature, Nadine Wattez Lestrem Nature, Nathalie Chapelain Lestrem Nature.

 Introduction

 Monsieur Wattez remercie Madame Duhamel, maire de Mont-Bernenchon, d’accueillir ce deuxième comité de pilotage.
Il  rappelle la notion de corridor.
 
La biodiversité est menacée : sur les 1205 espèces que compte la flore du Nord-Pas-de-Calais, 360 sont menacées de disparition ; sur les 163 espèces d’oiseaux, 58 le sont également.

Une des causes de leur disparition et non la moindre est la fragmentation des paysages due aux activités humaines. Les corridors biologiques tentent de recréer des connexions afin de faciliter le passage de ces espèces vers les lieux de nourriture et de reproduction.

L’objet des comités de pilotage est la mise en œuvre d’un plan de gestion concertée des corridors, réunissant tous les partenaires, acteurs et financeurs, sans désigner de bouc émissaire et en conciliant la préservation de la biodiversité avec les activités humaines.

Les premiers corridors ont été installés en 1998, à Lestrem et Mont-Bernenchon , Vieille-Chapelle a poursuivi .  La Couture et Hinges participent désormais aux comités de pilotage  car des connexions pertinentes sont envisageables sur les territoires de  ces communes. 

 Les Corridors biologiques. 

1) Les éléments du paysage.

Melle Ménard, stagiaire à la Chaîne des Terrils, présente le schéma de corridors biologiques défini à partir de l’inventaire des différents éléments du paysage.

On a utilisé les fossés, les rivières, les haies, les prairies humides, les bois, les étangs et les dépôts de V.N.F. sur 26 km à Lestrem, 17 km à Mt-Bernenchon, 7 km à Vieille-Chapelle, 3 km à Hinges et 2 km à La Couture.

Melle Ménard présente un exemple de cartographie à partir du plan d’occupation des sols.

2) Les espèces remarquables.

Les noms des espèces remarquables d’oiseaux observées dans les 5 communes sont cités.

Mr Delpierre maire adjoint d’Hinges, aurait aimé voir des diapositives afin de pouvoir identifier ces oiseaux. 

3)La typologie des corridors. 

Melle Ménard propose 4 dénominations de corridors :

a)      1er type : le corridor fonctionnel . Il y en a peu : le canal à Mt-Bernenchon. On pourrait améliorer ce corridor par une fauche plus tardive et en surveillant les plus vieux arbres ...

b)      2ème type : le corridor à améliorer . Il faudrait mettre en place une gestion de la Lawe à Lestrem et Vieille-Chapelle, diversifier la végétation, planter quelques arbres…

c)      3ème type : le corridor à aménager .Peu d’éléments sont en place…

d)      4ème type : le corridor à créer. Il y a peu de possibilités ;on a une composante en mauvais état ou rien…

4) Discussion
Mr Drumez , de l’Agence de l’eau, pense qu’il faut recréer sur la Lawe, les 3 strates de végétation sur une partie linéaire, avec 60% de secteur ombragé.

Mr Ropital  pose le problème hydraulique, celui de l’entretien et de la reconquête des chemins de halage et de contre-halage. 

Mr Wattez rappelle les points suivants :
a)      un dossier est en cours pour l’entretien de la Lawe,
b)      un plan de 4 ans a été signé avec l’agence de l’eau,
c)      des réunions ont lieu avec la Diren,
d)      peut-on donner du travail à une association sur un domaine public alors que c’est possible dans un domaine privé ? 

Mr Lefort demande s’il y a eu un relevé des propriétés le long de la Lawe ?

Mr Ropital répond affirmativement et insiste sur la reconquête des chemins de contre-halage.

 Mr Wattez revient sur la question des corridors :

-         de type 3 à aménager, le Turbeauté par exemple. C’est un courant à plaques avec très peu de végétation aquatique ; ses berges sont très pauvres à cause des herbicides.

-         De type 4 à créer, les fossés rebouchés par exemple. Sur les 200 km de fossés, 30 à 40 km l’ont été. 

Mr Bariselle fait remarquer que la largeur des jachères est de 20 m et souhaiterait être indemnisé( prime Pac) pour les réduire à 10 m. 

Mr Broutelle déclare que la jachère doit être tournante, que la situation foncière est très particulière : le propriétaire est connu mais le locataire n’est pas toujours identifiable car des échanges de terrain ont eu lieu. 

Mr Delpierre  craint les problèmes de gestion des berges du canal, des corridors… 

Mr Ropital rappelle que le Syndicat du Bas-Pays a planté des arbres le long du canal et ne s’est pas soucié de l’entretien. 

Bilan Faunistique 

 synthèses ornithologique, entomologique, herpétologique et  mammalogique

 Philippe Cannesson nous présente les bilans  2002. 

  • Au niveau ornithologique, 12  baguages ont été réalisés en 2002 contre 10 en 2003 et 4 en 2004. Ils donnent des comptages précis.

On a noté le retour de la gorge bleue et du bruant des roseaux à Mont-Bernenchon mais aussi à Lestrem  sur les friches de l’aérodrome et à Hinges.

Le tarier pâtre et le martin pêcheur ont aussi été observés ainsi que la grande aigrette à Mont-Bernenchon. La bergeronnette printanière est menacée ( pesticides). 

Mr Lefort précise que les zones humides n’occupent que 0,8% de la superficie de la région, y compris les estuaires. Ce chiffre est terrifiant car ces zones sont très importantes pour les eaux superficielles, elles sont le « poumon qui épure l’eau ».

La future loi agricole pointe le déficit en zones humides et demande que, lors des remembrements, cette question soit cernée. 

Mr Wattez rappelle que l’on doit s’adapter au monde actuel en créant des corridors le long des routes. 

Mr Drumez dit que le remembrement, fait avec des élus motivés, permet de récupérer le 0,5% et qu’il faut saisir l’opportunité des remembrements pour une gestion durable, si la collectivité a les terrains. 

Mr Wattez pose le problème du drainage. 

Mr Blondiaux pense qu’il faut traiter la roselière, la faucher et extraire les roseaux, couper des arbres, sinon les étangs se ferment. 

  • Concernant les insectes, la réimplantation  de végétaux aquatiques sur les berges des fossés et des rivières et les fossés fleuris doit permettre de maintenir leurs habitats .

Mr Ropital pose la question du contact avec les agriculteurs pour la pratique des traitements.

 Mr Bariselle précise que les agriculteurs n’arrosent pas n’importe où avec les rampes de pulvérisation .

 Mr Durlin souligne que  les agriculteurs ont été entraînés dans une logique de production intensive.

 Mr Wattez  informe le comité de pilotage que Lestrem Nature est en contact régulier avec le SRPV et Monsieur Duvauchelle notamment au niveau de la ressource en eau. 

Mr Ropital souligne les effets néfastes, pour les abeilles, de la lutte chimique contre les rats. 

  • Concernant les amphibiens, la richesse du territoire mérite d’être soulignée notamment avec les quatre variétés de tritons observées en 2003 à Mont-Bernenchon. Le maintien des mares en nombre suffisant  et des milieux humides est essentiel pour la sauvegarde des batraciens.
  • Suite à  la synthèse mammalogique, la gestion cynégétique et le piégeage concertés sont souhaités.

Le projet d’aménagement des clochers des églises et des bâtiments par la Chaîne des Terrils doit permettre de de maintenir la diversité notamment au niveau des chauves souris ( l’oreillard roux est présent à La Couture avec 40 femelles recensées). Il s’agit de petits aménagements. 

Il ressort de ces bilans que la protection des habitats est essentielle pour le maintien des populations. 

Les travaux de restauration et d’entretien de milieux humides.

 Mr Wattez présente le programme pluriannuel de travaux de restauration et d’entretien de milieux humides financé par l’Agence de l’Eau Artois Picardie et complété par le  Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais pour conforter la restauration écologique des habitats, développer les corridors biologiques et accompagner ce programme d’ actions de sensibilisation et d’accueil du public .

 Les associations Lestrem Nature et RéAgir sont toutes deux porteuses de ce projet.

 La DIREN sera sollicitée soit au titre du Fonds National de Solidarité sur l’Eau soit au titre du FEDER pour 2004. 

Mr Lefort  demande s’il y a des contacts entre Lestrem Nature et Artois Comm qui développe un projet de trame verte .

Mr Wattez précise qu’il a rencontré le bureaux d’études chargé du dossier , que l’approche est plus paysagère mais  que les deux façons de travailler doivent pouvoir se rejoindre et se compléter. 

Le prochain comité devra travailler sur l’accueil du public dans ces zones. 

Le prochain comité de pilotage est fixé au :

 Jeudi 22 janvier 2004  à 14h30 à Vieille Chapelle.

 

 

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